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Corrigé personnel qui n’engage que moi !

Partie I

Synthèse :

Les 4 idées principales à faire passer :

  • Le flux thermique a pour origine principale la désintégration des substances radioactives contenues dans les roches du manteau et de la croute continentale. Le noyau produit une chaleur dont l’origine remonte à la formation de la Terre.
  • Deux mécanismes de transfert thermique existent dans la Terre : la convection et la conduction. Le transfert par convection est beaucoup plus efficace.
  • L’énergie géothermique utilisable par l’Homme est variable d’un endroit à l’autre.
  • À l’échelle globale, le flux fort dans les dorsales est associé à la production de lithosphère nouvelle ; au contraire les zones de subduction présentent un flux faible associé au plongement de la lithosphère âgée devenue dense. La Terre est une machine thermique.

QCM :

Q1 : A

Q2 : B

Q3 : C

Partie II-1

Chez Gorteria diffusa, la variété Spring a une efficacité de reproduction plus importante que la variété okiep. On cherche à en savoir la raison.

  • La varité Spring possède trois pétales sombres ressemblant à un insecte (Doc1).
  • D’après le doc 2B, les mâles Megapalpus capensis se posent sur ces pétales sombres.
  • On constate que chez Spring, beaucoup d’inflorescences sont pollinisées par les Megapalpus mâle et peu par les femelles. Chez Okiep peu d’inflorescences reçoivent de pollen, que ce soit par des insectes mâles que par des insectes femelles. L’efficacité de la reproduction de Spring repose sur la pollinisation par les mâles.
  • D’après le doc 2a, les mâles Mégapalpus ont un comportement d’accouplement sur les pétales sombres de Spring mais pas sur l’inflorescence de Okiep. Les femelles et les mâles sur Okiep ont un comportement de visite et prise de nourriture majoritairement.

On peut en conclure que ce qui permet un succès reproductif plus important chez  Spring est une adaptation de l’anatomie florale induisant en erreur les insectes mâles, ce qui est profitable à la pollinisation de la plante.

Partie II-2 Obligatoire

On cherche à trouver des arguments qui valident la subduction océanique puis continentale dans l’histoire de la formation de l’himalaya.

  • La chaine himalayenne présente des indices d’un ancien océan séparant deux masses continentales : les ophiolites et les sédiments marins en sont les témoins. La lithosphère océanique a disparu dans la subduction.
  • Elle présente aussi des traces de la collision des deux lithosphères continentales (plaque inde-australie et plaque eurasie) : 3 chevauchements (de la plaque eurasienne sur la plaque Inde-australie).
  • D’après la tomographie N-S, la plaque indienne froide subduit en effet sous la plaque eurasienne, à plus de 600 km de profondeur. Les séismes qui ont lieu dans la zone de frottement des lithosphères montrent que le mouvement est toujours actif. Les foyers sismiques permettent de dessiner le plan de Wadati-Bénioff.
  • Les roches de la croûte continentales trouvées en surface proches de Kaghan présentent un témoin de conditions de pression et température : le minéral Coésite. Ce minéral n’est stable que dans des conditions de haute pression (régnant à au moins 80 km de profondeur). Cette roche était encore il y a peu de temps enfouie à très grande profondeur, montrant par là même que de la croûte continentale se trouvait à au moins 80 km de profondeur. La subduction continentale en est la cause.

Partie II-2 Spécialité

 L’Arum présente une adaptation lui permettant d’augmenter ses chances de succès reproductif : la fleur émet de la chaleur ce qui a pour effet d’attirer les insectes et donc d’optimiser la pollinisation.

On cherche à savoir comment cette chaleur est produite par la fleur de l’Arum.

La fleur n’émet pas tout le temps de la chaleur mais seulement pendant une période et une durée précises correspondant au moment où la fleur produit du pollen et des ovules.

On constate qu’avant la production de chaleur, la fleur rejette peu de CO2, absorbe peu de O2, possède beaucoup de réserves d’amidon et les cellules composant ses tissus sont pauvres en mitochondrie (organites endosymbiotiques cellulaires)

Au moment de l’épisode de production de chaleur, la fleur se met à consommer beaucoup d’O2 et d’amidon (glucide complexe), à rejeter beaucoup de CO2 et ses cellules sont subitement riches en mitochondries.

Après l’épisode de production de chaleur, les réserves d’amidon sont épuisées et la fleur consomme peu d’O2, rejette peu de CO2 et ses cellules contiennent moins de mitochondries.

Les mitochondries sont le siège de la respiration cellulaire. Celle-ci nécessite du O2 et des glucides préalablement dégradés en pyruvate. Dans les mitochondries, cette molécule est transformée en CO2 et les composés réduits qui se forment, permettent la production de nombreuses molécules d’ATP. Or, au cours de l’émission de chaleur dans la fleur, il y a beaucoup de mitochondries dans les cellules, la consommation d’O2 et de glucides augmentent et enfin beaucoup de CO2 est rejeté. On en déduit que le métabolisme respiratoire intense  des cellules est à l’origine de l’émission de chaleur.


Date de création : 24/06/2015 - 17:30
Dernière modification : 24/06/2015 - 17:30
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