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Corrigé personnel qui n’engage que moi !

Partie 1

Il s'agit dans ce sujet d'expliquer comment le mouvement est commandé volontairement. Le réflexe myotatique est donc hors-sujet!

La contraction musculaire volontaire est commandée par le cortex cérébral moteur, subdivisé en aires motrices spécialisées

Les messages nerveux moteurs qui partent du cerveau cheminent par des faisceaux de neurones qui descendent dans la moelle épinière  jusqu’aux motoneurones

Le corps cellulaire du motoneurone reçoit des informations diverses qu’il intègre sous la forme d’un message moteur unique et chaque fibre musculaire reçoit le message d’un seul motoneurone.

Les neurones conduisent un message nerveux codé en fréquence de potentiels d’actions.

La commande de la contraction met en jeu le fonctionnement de la synapse neuromusculaire.

Schémas :

  • Caractéristiques structurales et fonctionnelles du neurone (corps cellulaire, dendrite, axone, potentiels de repos et d’action).
  • Synapse chimique (bouton synaptique, neuromédiateur – acétylcholine, exocytose, fente synaptique, récepteur post-synaptique, potentiel d’action musculaire).

Partie II-1

Q1 : Réponse 3

Q2 : Réponse 1

Q3 : Réponse 1

Partie II-2 tronc commun

On cherche des indices témoignant des transformations subies par les roches de la région de Gavarnie (Pyrénées) et l'origine du granite de Gèdre. Cette région est caractérisée par la présence de : 

  • roches sédimentaires
  • micaschistes
  • gneiss
  • migmatites
  • et granite

Ces roches, d'origine continentale, contiennent des minéraux caractéristiques : sillimanite, cordiérite, feldspath potassique. La sillimanite se forme à une température relativement élevée : au moins 500°C. C'est un minéral métamorphique. 

À Estaubé se trouve la migmatite qui témoigne du début de la fusion partielle du gneiss : On y trouve des traces de la roche mère (le gneiss) et des traces de sa fusion partielle : le magma formé est resté et a cristallisé sur place. Cette roche était enfouie à une telle profondeur (10 à 15 km) que le géotherme a atteint le solidus du granite (650°C). Elle a donc commencé à fondre partiellement et a cristallisé au cours de sa remontée en surface.

À Gèdre, le granite, roche magmatique plutonique grenue,  est composé de biotites, de feldspaths plagioclase, de quartz et, surtout, il contient de la cordiérite. La présence de cordiérite et de biotite est en effet typique d'un magma d'origine crustal.

A partir de tous ces éléments, on en déduit que dans la région de Gèdre, la croûte continentale a été enfouie à une profondeur d'environ 15 km et portée à une température de plus de 650°C, ce qui a entrainé des transformations minéralogiques : c'est du métamorphisme basse pression haute température. Elle a même fondu partiellement à Gèdre. Le magma produit s'est ensuite recristallisé sur place lentement, en profondeur. L'érosion couplée au phénomène d'isostasie a ramené en surface ces roches.

Exercice II-2 de Spécialité

On cherche à expliquer comment des études isotopiques sur des momies on permis de reconstituer l'évolution des précipitations en Afrique intertropicale entre 5500 et 1500 BP.

On sait que le delta 18O des os et dents dépend du delta18O de l'eau de boisson des êtres vivants. En déterminant le delta 18O de momies d'humains ayant vécu entre  5500 et 1500BP, on peut en déduire le delta 18O de leur eau de boisson. Or si on connait la relation entre les précipitations et le delta 18O de l'eau de pluie, on pourra ainsi en déduire les variations des précipitations entre 5500 et 1500BP.

On constate d'abord qu'entre 5500 et 1500BP, le delta 18O des os et dents des momies augmente. On sait aussi que plus le delta O18 de l'eau de pluie est élevé, plus le delta O18 est élevé aussi. Or en comparant les précipitations dans des régions africaines et leur delta 18O, on remarque que plus les précipitations sont fortes, plus le delta18O de l'eau de pluie est faible.

Comme le delta18O des os et dents était plus élevé en 5500BP qu'en 1500BP, on peut donc en déduire que vers 5500BP les précipitations étaient plus importantes qu'en 1500BP.

On cherche maintenant à confirmer cette déduction avec une autre méthode. celle-ci consiste à déterminer les variations des flux sédimentaires détritiques dans deux lacs africains.

On sait que plus les précipitations sont fortes, plus il y a de crues et donc une érosion intense : l'eau arrache aux berges des fleuves des particules solides. Il est ainsi possible de connaître l'intensité des précipitations à partir du flux sédimentaire détritique dans des lacs dans le passé. Plus les précipitations sont fortes, plus le flux sédimentaire détritique est fort.

On constate qu'en 5500BP, le flux sédimentaire dans deux lacs africains intertropicaux était important. En 1500 BP, il était très faible dans l'un et nul dans l'autre (ce lac s'est asséché). On en déduit que donc les précipitations ont diminué entre 5500 et 1500BP.

Les deux méthodes très différentes permettent d'arriver à la même conclusion : le climat a changé entre 5500 et 1500 BP avec une diminution très importante des précipitations.


Date de création : 22/06/2017 - 17:30
Dernière modification : 22/06/2017 - 17:40
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