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Question : En exploitant les deux documents proposés, interpréter les résultats du 2° croisement. Illustrer la réponse de schémas montrant la disposition des allèles et écrire les génotypes.

Document 1 : on peut réaliser des croisements expérimentaux chez la drosophile en s’intéressant à 2 caractères : la couleur du corps et la forme des soies.

Premier croisement :
croisement1.gif
Deuxième croisement :
croisement2.gif

Document 2 : figure observable en prophase I de méiose chez la femelle F1

CO.gif



Corrigé :

Le résultat du premier croisement entre deux parents homozygotes permet de déterminer quels sont les allèles dominants et les récessifs. Comme la F1 est constituée de 100% d’individus au corps gris et soies lisses, l’allèle « gris » (G) et l’allèle « soie lisses » (L) sont dominants. Les allèles « corps noir » (n) et « soies crochues » (c) sont récessifs.

Si les gènes concernés sont indépendants, alors en réalisant un croisement test (qui permet de révéler les types et proportions des gamètes de la F1), on devrait trouver 4 phénotypes équiprobables (c’est-à-dire, tous à 25%) : [GL], [Gc], [nL] et [nc]. Deux de ces phénotypes ([GL] et [nc]) sont les phénotypes parentaux. Les deux autres ([nL] et [nc]) sont des phénotypes recombinés dus au brassage interchromosomique en anaphase 1 de méiose.

Si les gènes sont liés, les résultats de ce croisement test devraient montrer seulement deux phénotypes à 50% : [GL], [nc]… c’est-à-dire les phénotypes parentaux.

Le deuxième croisement visible sur le document est un croisement test (F1 x parent récessif). Les résultats montrent 4 phénotypes mais qui ne sont pas équiprobables !

On retrouve un fort pourcentage proche de 50% des phénotypes parentaux : [GL], [nc].

On trouve les deux autres phénotypes avec un très faible pourcentage (inférieur à 25%) : [Gc] et [nL].

Comme les phénotypes ne sont pas équiprobables, les gènes ne sont pas indépendants mais liés.

Mais alors, comment expliquer l’apparition de deux phénotypes recombinés minoritaires ?

Le document 2 montre deux chromosomes homologues qui s’enjambent lors de la prophase 1 chez la femelle F1. Durant cet enjambement, il y a échange d’un fragment de chromatide entre les deux chromosomes homologues : c’est un crossing-over. Ce brassage intrachromosomique est à l’origine des phénotypes recombinés minoritaires

Les génotypes des parents sont donc :

P1 : (GL//GL) et gamètes : (GL/)

P2 : (nc//nc) et gamètes : (nc/)

F1 : (GL//nc) et gamètes majoritaire (GL/) et (nc/) ; gamètes minoritaires (Gc/) et (nL)

Croisement test :

Gamètes de la F1

Gamètes de P2 :

(GL/)

(nc/)

(Gc/)

(nL)

(nc/)

(GL//nc)

(nc//nc)

(Gc//nc)

(nL//nc)

Phénotypes :

[GL]

[nc]

[Gc]

[nL]

Génotypes majoritaires

Génotypes minoritaires

+schéma d’une paire de chromosomes homologues portant deux gènes et un schéma de crossing-over.


Date de création : 12/10/2007 - 23:00
Dernière modification : 18/03/2009 - 19:34
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